La pluie
n'est pas un
problème.
Au Japon, on attend juin pour voir fleurir les hortensias.
On ouvre son parapluie en papier ciré, on remonte le bas du pantalon,
et on regarde la ville devenir un poème.
L'hortensia
change de couleur
avec le sol.
Un sol acide donne le bleu. Un sol alcalin, le rose. Le même arbuste, dans deux jardins voisins, peut produire deux fleurs différentes. C'est une leçon d'humilité que la nature nous offre chaque mois de juin : nous sommes le sol qui nous porte.
Au temple Meigetsu-in, à Kamakura, on en compte 2500. On les appelle « les fleurs qui pleurent » parce qu'elles boivent l'eau de juin comme rien d'autre.
Lire dans le Journal →Six objets
qui aiment la pluie.
Bottes Tabi
Tenugui pluie
Sac furoshiki
Bougie Ame
Vase Ikebana
La pluie sur
un toit en tuiles.
Quatre minutes enregistrées un matin de juin à Kanazawa.
À écouter en travaillant. À garder dans ses signets.
« Pluies de juin —
face au grand fleuve,
deux maisons. »